Médina POZZI est comédienne. Passionnée par les arts de la scène, elle est actuellement élève du studio JLMB et prépare les concours d’écoles nationales en parallèle. Elle nous parle de son parcours, ses travaux et ses projets.

Bonjour Médina, pouvez-vous vous présenter ?
Bonjour ! Je m’appelle Médina POZZI, j’ai 23 ans. J’habite à Paris depuis que j’ai 16 ans, je suis originaire du Sud de la France et je suis comédienne.

Quelques mots sur votre parcours ?
J’ai déjà toujours plus ou moins fait du théâtre quand j’étais petite, même si j’ai arrêté par moments. J’ai commencé avec un cours le mercredi à Toulon quand j’étais enfant, puis il y a eu le conservatoire à rayonnement régional. Ensuite, quand je suis arrivée à Paris, j’ai fait un stage d’une semaine en immersion au Cours Florent. Suite à ça, je suis rentrée en cursus ado – parce qu’à l’époque, j’étais mineure. Après un an, j’ai intégré le cursus professionnel où j’ai entamé deux années, donc j’ai passé trois ans au Cours Florent. Aujourd’hui, je suis dans une autre école qui s’appelle le Studio JLMB.
En ce moment je prépare les concours nationaux. A cause des conditions sanitaires le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique n’ouvre pas le concours cette année mais j’en prépare d’autres comme ceux de l’École du Nord, de la Comédie de Saint-Etienne et de l’ESCA dans le but de devenir une vraie professionnelle et plus une élève comédienne.

Comment préparez-vous vos concours ?
Par exemple pour l’ESCA, on nous impose des auteurs et des scènes à préparer, une scène extraite d’une pièce qui date d’avant 1950 et une qui date d’après. Il faut que ce soit un homme et une femme pour des questions de parité. Une fois les textes choisis, il faut les apprendre, faire le travail de déchiffrage et répéter sans cesse. On ne se sent jamais vraiment prêts, mais quand on a bien travaillé la scène, il faut y aller.

1. Portrait de Médina POZZI.- Paris, 10/2019.- Photographie de Allan ABANI.

1. Portrait de Médina POZZI.- Paris, 10/2019.- Photographie de Allan ABANI.

Comment le théâtre est arrivé dans votre vie ?
Quand j’étais enfant, ma tante me gardait régulièrement, elle faisait elle-même du théâtre et devait réviser ses textes pour une pièce. C’était une période où je venais d’apprendre à lire alors je l’aidais à répéter. Ça a été ma première véritable approche. Ensuite, à l’école, mes parents m’ont proposé d’aller au cours de théâtre parce que j’étais timide et j’ai accepté. C’est d’ailleurs le professeur de ce cours qui m’a fait passer mon premier casting cinéma.

En dehors des cours au studio JLMB, que faites-vous en ce moment ?
Je prépare les concours dont j’ai parlé. Je viens de clôturer un atelier autour de Shakespeare avec Sylvain LEVITTE, qui a collaboré avec Declan DONNELLAN. Maintenant qu’on a terminé cet atelier, je suis sur le point de travailler sur l’adaptation d’un film qui s’appelle La commune de Peter WATKINS et de l’adapter au théâtre avec Julie BERTIN et Jade HERBULOT. A côté je travaille pour pouvoir me payer les cours, parce que mine de rien ce n’est pas qu’un loisir et de l’éclate mais aussi des sacrifices. Et j’ai comme projet de monter une classe parallèle.

2. Medina POZZI sur scène avec Hugues BOUCHER au Cours Florent.- Paris, 04/2018.- Photographie de Nora BENOUARET.

2. Médina POZZI sur scène avec Hugues BOUCHER au Cours Florent.- Paris, 04/2018.- Photographie de Nora BENOUARET.

Quels sont les objectifs de cette classe ?
Sensibiliser les jeunes adolescents et adultes qui n’ont pas forcément une culture théâtrale, mais qui ont envie de participer, ou juste voir comment ça se passe et leur montrer que ça peut être proche d’eux, leur parler. Pour l’instant, on en est au stade primaire. J’en ai parlé à l’équipe pédagogique qui est chargée d’établir les connexions entre les théâtres avec lesquels ils sont en lien pour éventuellement mettre en place des cours mais aussi un parcours de spectateur notamment avec des places de théâtre gratuites. Ce qui enlèverait le problème de l’argent parce qu’aujourd’hui le théâtre coûte cher, ce qui contribue au fait que les jeunes ne se sentent pas concernés ou n’ont pas l’occasion d’y aller pour certains.

Qu’est ce qui vous plaît le plus dans ce métier ?
Ce que j’aime le plus c’est la partie créative, l’approche du travail de comédien n’est jamais figée, il faut rester proche de la vérité tout en sachant qu’on ne l’atteindra jamais. C’est ce que je trouve beau, même si on peut essayer de comprendre ce que ressent quelqu’un, on ne ressentira jamais pareil, c’est tout ce travail de recherche et créativité que j’aime.

3. Portrait de Médina POZZI.- Paris, 10/2019.- Photographie digitale.

3. Portrait de Médina POZZI.- Paris, 10/2019.- Photographie de Allan ABANI.

Quels sont vos projets sur le long terme ?
Oh, c’est une question difficile… C’est peut-être ça le défaut de ce métier, c’est dur de se projeter sur le long terme. J’ai une écriture de mini-série en cours, je souhaiterais pouvoir aller au bout. En deux mots, on suit le quotidien d’une jeune femme dans toutes les galères qu’une adulte peut rencontrer. C’est un projet que j’ai pour plus tard.

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Photographie d’illustration de Allan ABANI.