Interview de Louis Bouquet, comédien et metteur en scène.

1. Affiche de la pièce de théâtre Géographie de l’Enfer, par le théâtre de l’Essaion.- Paris, 2020.

1. Affiche de la pièce de théâtre Géographie de l’Enfer, par le théâtre de l’Essaion.- Paris, 2020.

Bonjour Louis, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour. Je suis comédien, je mets en scène et joue la pièce de théâtre Géographie de l’Enfer écrite par Alex LORETTE. Ça fait maintenant deux ans que l’on se représente avec ma troupe au théâtre de l’Essaïon à Paris.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai suivi le cursus théâtre au Cours Florent qui dure trois ans et dont j’ai été diplômé puis j’ai fait un an et demi au Studio JLMB (école de formation d’acteurs) pour compléter ma formation de comédien. J’ai décidé d’arrêter en novembre pour aller travailler sur les tournages de cinéma parce que j’avais envie de rentrer dans le monde professionnel et de rencontrer les gens de ce milieu.

Vous évoquiez la mise en scène de la pièce de théâtre Géographie de l’Enfer, c’est la première fois ?
J’aimais déjà beaucoup mettre en scène les scènes que l’on devait jouer pour les examens au cours Florent et celles de mes amis, mais c’est la première fois pour une pièce de théâtre entière en tant que professionnel.

Comment êtes-vous arrivé à ce projet ?
Durant la troisième année du Cours Florent, on peut si on le souhaite faire un projet de fin d’études qui consiste à trouver des acteurs, leur proposer une pièce et la mettre en scène pour la présenter devant un jury. L’expérience nous a tellement plu que l’on a décidé de l’emmener dans un théâtre parisien.

2. Louis BOUQUET photographié par Leopold VERNAY.- 12/2019. Photographie digitale.

2. Louis BOUQUET photographié par Leopold VERNAY.- Paris, 12/2019. Photographie digitale.

Quand et comment vous êtes-vous découvert une passion pour le théâtre ?
À l’origine c’est ma mère qui m’a inscrit au stage d’entrée du Cours Florent et j’y suis allé pour lui faire plaisir. Mais pendant ce stage j’ai lu un livre qui s’appelle Du luxe et de l’impuissance de Jean-Luc Lagarce, je l’ai adoré, je me suis donc donné à fond et j’ai été pris. C’est tout au long de la première année au Cours Florent et grâce à mon professeur Adrien Popineau que je me suis dit que c’était ça que je voulais faire de ma vie. D’ailleurs, il avait mis en scène Géographie de l’Enfer et c’est quand j’ai vu cette pièce que j’ai su que c’était celle-là que je voulais mettre en scène moi aussi, car j’avais adoré son interprétation mais j’y voyais des choses différentes.

Plutôt comédien ou metteur en scène alors ?
C’est tellement différent que je ne peux pas choisir, je pense que j’aurai toujours besoin de faire les deux pour être épanoui. La mise en scène me permet de créer des ambiances, faire passer des messages, diriger des acteurs, amener le public où je souhaite. Être comédien te permet de devenir qui tu veux, de ressentir des choses que tu n’auras jamais de toute ta vie, et cela, pendant un instant unique chaque soir. Alors je ne peux pas choisir.

Qu’est-ce que vous aimez le plus et a contrario le moins dans ce métier ?
Ce que j’aime le plus c’est que ce n’est jamais la même chose en fonction du rôle du public ou de notre journée. Ce que j’aime le moins c’est que c’est un tout petit monde dans lequel il est très difficile de rentrer.

Des projets en tête ?
J’aimerais beaucoup me diriger vers le doublage aussi, j’écris des scénarios et j’aimerais réussir à les réaliser et/ou jouer dedans. Je travaille sur un EP de rap car je fais de la musique depuis toujours.

3. Louis BOUQUET photographié par Leopold VERNAY.- Paris, 12/2019.- Photographie digitale.

3. Louis BOUQUET photographié par Leopold VERNAY.- Paris, 12/2019.- Photographie digitale.

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Photographie d’illustration : Autoportrait de Louis BOUQUET.