1. Divine, de Lucile CALLEGARI. - 2020. - Peinture réalisée avec acrylique et fusain sur toile, au format 100X100cm.

1. Divine, de Lucile CALLEGARI.- 2020.- Tableau réalisé avec acrylique et fusain, sur toile au format 100x100cm.

Lucile CALLEGARI a grandi dans une famille passionnée par l’art. Son attrait pour celui-ci fut naturel. Elle développa ses connaissances théoriques grâce à ses études en histoire de l’art et en archéologie, mais ce n’est pas pas ce qui la poussa à devenir artiste. Ce qui l’amena à réaliser des portraits féminins c’est un choc émotionnel. A 35 ans, elle dut endurer un évènement brutal, la perte d’« Elle ». C’est ce choc émotionnel qui déclencha sa puissance créatrice. Pendant une année, elle créa de manière intensive ; un moyen pour elle d’extérioriser la rage, la violence et la profonde tristesse qui se bousculaient en elle. L’art fut, et continue d’être, un vecteur de résilience. Ce n’est qu’au terme de cette année de production et d’expositions qu’elle décida d’en faire son métier. Le choix du portrait féminin s’imposa à elle en raison de son traumatisme, et parce qu’il lui permit une « infinité de possibilités de traitements esthétique et émotionnel ». Les femmes qu’elle dépeint sont le reflet d’elle-même et leur regard sont le reflet de son âme.

2. The End of Passage, de Lucile CALLEGARI. - 2018. - Peinture réalisée avec acrylique et fusain sur toile, au format 105X130cm.

2. The End of Passage, de Lucile CALLEGARI.- 2018.- Tableau réalisé avec acrylique et fusain, sur toile au format 105x130cm.

Quand elle crée, c’est son inconscient qui prend le dessus : la réalité et le modèle s’effacent pour laisser place au « témoignage d’une réalité perdue, transcendée par la multiplication et la variation infinie de l’image féminine, ainsi devenue universelle et intemporelle ; pluralité de modèles pour ne faire qu’un. C’est bien ma nature profonde et intime qui transparait dans mes oeuvres » précise l’artiste. Si elle met son histoire personnelle au coeur de ses portraits, Lucile CALLEGARI ne cherche pas pour autant à se raconter aux autres ni à délivrer un message précis. Pour elle « l’art du portrait n’est qu’une rencontre ». Elle veut transmettre l’émotion ; pas une émotion en particulier, mais « celle qui sera reçue par le spectateur et qui sera propre à lui ». Cette volonté ressort également dans Schizophrenia, sa collaboration avec Elmoez MEHERZI (Image d’illustration de l’article). La confrontation de deux styles picturaux différents sur un même visage bouscule le spectateur. Ils cherchent ainsi à déstabiliser par ce jeu de miroir, et donc à provoquer l’émotion, parfois même trop violente pour certains.

3. Exubérance, de Lucile CALLEGARI. - 2019. - Peinture réalisée avec acrylique et fusain sur toile, au format 80X80cm.

3. Exubérance, de Lucile CALLEGARI.- 2019.- Tableau réalisé avec acrylique et fusain, sur toile au format 80x80cm.

Ses futurs portraits, Lucile CALLEGARI les voit « plus ouverts, plus intenses, plus amoureux, plus harmonieux », notamment grâce à un nouveau grand bonheur, l’éclosion d’une vie. Cette nouvelle venue, née il y a peu, viendra enrichir son moi profond, et donc son art.

Suivre Lucile CALLEGARI : 

Image d’illustration : Schizophrenia, de Lucile CALLEGARI et Elmoez MEHERZI.- 2019.- Tableau réalisé avec acrylique et fusain, sur toile au format 100X80cm.