Loriane Cateloy-Rose

Loriane Cateloy-Rose

Rencontre avec Loriane CATELOY-ROSE, une jeune danseuse et modèle passionnée décidée à vivre ses rêves à 1000%.

1. Dancing Tower, par Elliot AUBIN ; Modèle : Loriane CATELOY-ROSE.- 12/2018.- Photographie digitale.

1. Dancing Tower, par Elliot AUBIN ; Modèle : Loriane CATELOY-ROSE.- 12/2018.- Photographie digitale.

Bonjour Loriane ! Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Bonjour ! J’ai 18 ans, et depuis cette année je suis en formation de danse professionnelle, au Conservatoire de Boulogne-Billancourt. Je prépare ma dernière année de diplôme d’Etat (DEC) en jazz, et je me forme à côté dans des cours open sur Paris pour être plus polyvalente.

Vous nous parlez de votre parcours de danse ?
J’ai commencé la danse jazz à six ans, dans une école de quartier parisienne, en amateur. A huit ans, j’ai commencé le classique. Je suis restée amateur jusqu’au lycée, puis je suis rentrée en sport-étude au Conservatoire de Boulogne-Billancourt. Ma formation a réellement commencé à partir de ce moment, même si je n’imaginais pas encore en faire mon métier. Depuis cette année, je ne fais donc que de la danse, au minimum trois cours par jour, plus des entraînements personnels.

Quand vous êtes-vous alors découvert une passion pour la danse ?
Après avoir passé le bac, j’avais pour projet d’aller à la fac en médecine, et d’abandonner la danse. Au début de mon cursus au conservatoire, j’étais en danse classique pendant deux ans, et l’état d’esprit m’a refroidi sur le milieu de la danse. Alors pour ma dernière année, j’ai voulu profiter à fond de ce que je préférais et je suis passée en cursus jazz en terminale. La reprise du jazz a été comme une révélation pour moi, et ça m’a donné envie d’en faire mon métier.

Après presque une année sans études « scolaires », vous ne regrettez pas votre choix ?
Non pas du tout. J’adore ma vie, et je ne sais pas combien de temps ça durera, donc j’en profite. Si ça ne dure pas, j’aurais au moins essayé. Au lycée, j’ai passé un bac S et j’avais un bon dossier, donc je n’aurai pas de mal à reprendre mes études.

1. Portrait de Loriane CATELOY-ROSE, par Jean-Michel NGUYEN.- 01/2019.- Photographie digitale.

2. Portrait de Loriane CATELOY-ROSE, par Jean-Michel NGUYEN.- 01/2019.- Photographie digitale.

Vous vous êtes fait connaître par les photos que vous postez sur Instagram, pourquoi vous y être lancée ?
Ça a commencé en 2014, avec ma meilleure amie. J’avais vu des photos de danse professionnelles sur internet et j’ai eu envie d’en faire moi aussi. J’ai adoré poser, et le rendu m’a plu, même si à l’époque les photos étaient absolument horribles par rapport à celles de maintenant ! Mais j’ai eu envie de les poster, c’est comme ça que ça a démarré. Au début, c’était juste pour rire, et la notoriété est venue progressivement. La révélation, c’est quand j’ai commencé à travailler avec Marie, une photographe qui aimait la danse. J’ai apprécié tous les shootings et les photos qu’on a fait ensemble. Et j’aime particulièrement la photo moi aussi. Poser, c’est quelque chose de compliqué, surtout quand il fait froid, quand on est en pointes dehors, qu’il y a du vent… Alors quand le rendu est bien, tu t’impressionnes toi-même.

Cependant depuis quelque temps, vous postez des photos qui n’ont pas de rapport avec la danse ?
En réalité, j’ai toujours fait des photos « normales » comme des portraits. Je ne les postais pas, car ça n’était pas l’objectif de mon compte. Mais finalement, c’est moi aussi, et j’ai envie de montrer ce que je sais faire, que je peux me diversifier. Je n’ai pas envie que les gens me suivent uniquement pour la danse, mais pour moi. Alors on m’a conseillé d’essayer, et j’ai eu de bons retours, je suis satisfaite.

Du coup, Loriane, c’est avant tout une danseuse ou une mannequin ?
Ma vie avant tout, c’est la danse, mais je ne veux pas être réduite à ça. Je pense que poser, ce n’est pas donné à tout le monde, alors je n’ai pas envie de le cacher.

Vous avez des projets, en danse ou en photo ?
Mon gros projet, c’est d’aller vivre un an aux Etats-Unis pour me former. C’est en réflexion, il y a des pour et des contre. Je vivrai quatre mois à New-York en formation, et six mois à Los Angeles pour prendre un maximum de cours open. Mon objectif en partant là-bas, c’est vraiment la formation. C’est une grande opportunité pour me diversifier, car la culture de la danse aux Etats-Unis est folle. Comparée à l’offre de formation parisienne, ça n’a rien à voir. Sinon, je suis toujours en train de créer du contenu chorégraphique pour prévoir un quelconque projet futur. Ce n’est pas toujours évident à trouver, alors j’essaie d’en avoir tout le temps sous la main au cas où. Concernant la photo, le projet cet été, c’est de partir faire un road trip en Europe avec mes amis photographes et vidéastes. On en a déjà fait un en Bretagne en octobre dernier, on aimerait recommencer. Ça aussi, c’est en préparation…

3. Eclatante, par Elliot AUBIN ; Modèle : Loraine CATELOY-ROSE, MUA : Lucymagination.- 11/2018.- Photographie digitale.

3. Eclatante, par Elliot AUBIN ; Modèle : Loraine CATELOY-ROSE, MUA : Lucymagination.- 11/2018.- Photographie digitale.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
Il y a énormément de chorégraphes américains que j’admire beaucoup : Jojo GOMEZ par exemple, mais particulièrement Stévie DORE. Je ne saurai pas l’expliquer, mais elle est incroyable. J’aime tout chez elle. Coté français, j’aime beaucoup Yanis MARSHALL. C’est vraiment compliqué de faire un choix. Au niveau de la musique, pour créer, il faut qu’elle m’inspire. Un mot va m’inspirer un geste. J’essaie toujours de lier mes mouvements aux paroles. Quand je crée, il y a forcément des mouvements qui reviennent souvent, alors j’essaie de me diversifier. Les musiques m’aident beaucoup pour ça, car j’essaie de sortir de ma zone de confort en choisissant celles dont je n’ai pas l’habitude. Je peux passer de LOMEPAL à ANGELE par exemple. Même pour moi, faire toujours la même chose, c’est ennuyant.

Plus tard, vous vous imaginez faire quoi ?
Jusqu’à mes vingt-cinq ans, je veux être sur scène, je veux danser, au cinéma aussi pourquoi pas. Ensuite, mon objectif principal, c’est de pouvoir chorégraphier et enseigner. Enseigner la formation de danseur, mais aussi la création. J’ai vraiment envie de donner des cours, d’aider les élèves à progresser. C’est tellement important d’avoir de bons professeurs dès le début, bienveillants et compétents, ce n’est pas donné à tout le monde.

Quels sont vos styles préférés de danse ?
Depuis cette année, je fais du hip-hop et du street, je n’avais jamais essayé avant. Pour l’instant, je ne suis pas encore très à l’aise mais je compte progresser, surtout si je pars aux Etats-Unis. J’ai commencé le talon aussi cette année, c’est un style qui travaille les lignes, qui me correspond bien. Mais mon préféré, ce serait le lyrical. J’aimerais aussi faire du théâtre pour travailler les expressions, mais ça ce n’est pas à l’ordre du jour…

Pourquoi avoir nommé votre compte Instagram @calxdance ?
Pour poster mes photos, il me fallait un nom. J’ai pris les deux premières lettres de mon nom de famille (CATELOY-ROSE), puis celles de mon prénom (Loriane) et j’ai ajouté « dance ». C’était la mode de mettre des « x » partout, donc le « lo » de Loriane c’est transformé en « lx », et ça a donné calxdance. Maintenant, ce n’est pas très pratique car les gens me connaissent uniquement sous ce pseudo, et n’arrivent pas toujours à me retrouver. Mais ça n’est plus possible de changer, alors je le garde même s’il ne me ressemble pas trop.

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Louise Chevillard
louiise.chevillard@gmail.com