Julien Jung

Julien Jung

Rencontre avec Julien JUNG, chanteur du groupe Hey Life.

1. Julien Jung lors d'un concert du groupe Hey Life, photographie de Sebastian ERVI.- 09/2018.

1. Julien Jung lors d’un concert du groupe Hey Life, photographie de Sebastian ERVI.- 09/2018.

Pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre groupe ?
J’ai 20 ans et je suis le chanteur du groupe Hey Life depuis deux ans. Nous sommes cinq amis, tous de Chartres (28). Ils avaient leur groupe, moi j’étais solo, et on s’est rencontrés sur une date. Neuf mois après j’ai passé une audition et je les ai rejoint. On a créé un groupe ensemble totalement nouveau. Nouveau projet, nouvelle ligne artistique, visuelle et musicale. Huit mois plus tard, on sortait notre premier single, The Way Out. On voulait rapidement beaucoup de morceaux pour avoir assez de matière et commencer à monter sur scène.

Depuis deux ans que le groupe existe, quelle évolution pouvez-vous y voir ?
On se structure de plus en plus, on creuse plus en profondeur dans nos textes, dans nos musiques. On cherche aussi plus à se dépasser dans nos mises en scène. Que ce soit dans nos sons, nos qualités de montage, on a toujours le désir de faire les choses mieux à chaque fois. En autoproduction, c’est difficile car on fait avec nos moyens, mais on a de l’ambition.

Comment vous construisez vos textes ? A partir de quels thèmes ?
Au départ on a écrit sans trop se poser de questions. Quand on a eu pas mal de morceaux, on s’est rendus compte que nos textes se rapportaient tous à l’humain derrière les apparences. Dans One More Dollar, on parle de compétition malsaine, dans Here’s The Thing About Lilith, de la superficialité des personnes. Mais au final, on a quand même un message positif à chaque fois.

Comment vous caractériseriez la ligne artistique du groupe ?
On est sur du rock alternatif, inspiré de la vibe british, mélangé à un peu de groove, de funk. Dans nos morceaux, on peut trouver des sonorités des années 80, des lignes de basse très funky.

2. The way Out, par Hey Life.

Votre premier EP Masquerade est sorti récemment, quels sont les retours ?
Oui, il est sorti en décembre dernier. On a vraiment de bons retours, on a dépassé les 10 000 écoutes sur le single Here’s The Thing About Lilith. C’est encore trop tôt pour nous caractériser une audience particulière, car on a un public très varié, mais on est contents.

Pourquoi avoir clipé Here’s The Thing About Lilith particulièrement ?

Avec ce morceau, on a eu très vite une vision globale de ce qu’on voulait véhiculer, clip compris. On avait l’idée, c’est le titre qui marchait le mieux, tourner le clip s’imposait.

Vous écrivez vos musiques pour le studio ou le live ?
D’abord, on écrit ce qu’on aime. Mais je pense qu’on peut dire que nos morceaux sont plus faits pour le live. Ce n’est pas pour autant qu’on ne soigne pas la qualité de la production ! On cherche à être le plus professionnels possible. On fait attention à ce qu’on transmet car on veut produire nos idées le plus intelligemment possible. Quand on crée, on réfléchit beaucoup à la structure, on est attentionnés aux détails. Tout ça sans se brider, mais dans le but de donner le meilleur de nous-même.

Vos prochains projets avec le groupe ?
Plusieurs singles sortent dans les prochains mois, donc restez à l’affût ! On va être de retour sur les scènes parisiennes, mais on aimerait s’exporter plus loin. D’ailleurs, on est à la recherche de scènes… La volonté du groupe sonne sur du long terme. On cherche à être rentables dans un premier temps, à avoir un retour sur investissement, pour en faire notre vie et faire kiffer les gens tous les soirs.

3. Here’s The Things About Lilly, par Hey Life.

Comment, à 20 ans, on concilie les cours et un groupe de musique ?
Pour être honnête, c’est ultra chaud. Je dois préparer les examens, être bon au travail car je suis en alternance dans la communication, je me consacre au groupe le week-end, tout ça en gardant un minimum de vie sociale à côté ! J’aimerais dire que c’est beaucoup d’organisation, mais en fait, c’est surtout un gros bordel…

Ça vous laisse du temps pour des projets perso ?
Mon projet perso, c’est le groupe ! Je n’ai rien d’autre à coté, je n’ai pas le temps, sauf pour un peu de sport entre minuit et une heure du matin quand je suis vraiment motivé… Gérer les réseaux sociaux et les exams, enregistrer pour le groupe, trouver une école et une alternance pour l’année prochaine, ça fait beaucoup. Il faut une vision à 360. Mais j’aurais besoin d’être un peu plus organisé…

Le Julien sur scène, c’est le même que celui en face de moi ?
Je suis de tendance assez discrète, je ne me fais pas remarquer dans la vie de tous les jours. Sur scène, c’est autre chose : je saute partout, j’interpelle les gens… Dès le deuxième morceau, je suis en sueur ! Les gens viennent pour la fête, alors je me donne à fond, comme tous les autres membres du groupe. Hors de la scène, je suis un flemmard !

Un mot pour décrire votre aventure Hey Life ?
Avoir un groupe de cette ambition, ça représente beaucoup de travail, de concessions, et c’est une remise en question permanente. Je suis en progrès, mais je suis aussi un éternel insatisfait. On est loin d’être pros, et je n’arrive jamais, une fois descendu de scène, à me dire que j’ai géré. Mais je donne le meilleur de moi à chaque fois et c’est le principal. Hey Life, c’est un kiffe permanent. Sinon, vous pouvez nous retrouver sur toutes les plateformes de musique et sur les réseaux. Et si on passe près de chez vous, venez passer une heure avec nous !

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Louise Chevillard
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